Pour diffusion immédiate numéro 09-018
Le 6 février 2009
Le Canada, le Yukon et les Premières nations conviennent ensemble d’un plan pour la fermeture du complexe minier de Faro
WHITEHORSE (YUKON) (le 6 février 2009) – Un comité formé de hauts dirigeants d’Affaires indiennes et du Nord Canada, du gouvernement du Yukon, de la Première nation de Selkirk et du Conseil Dena de Ross River est arrivé à un consensus au sujet d’un plan pour la fermeture du complexe minier de Faro.
Le consensus entourant le plan de fermeture de l’ancienne mine de plomb et de zinc dans le centre du Yukon a été annoncé aujourd’hui par l’honorable Chuck Strahl, ministre des Affaires indiennes et du Nord canadien et interlocuteur fédéral auprès des Métis et des Indiens non inscrits, ainsi que par l’honorable Brad Cathers, ministre de l’Énergie, des Mines et des Ressources du Yukon.
« Ce plan permettra aux différents paliers de gouvernement d’aller ensemble de l’avant dans le dossier de la fermeture du complexe minier de Faro. Affaires indiennes et du Nord Canada collaborera avec le gouvernement du Yukon et les Premières nations touchées afin de protéger la santé de la population et l’environnement, tout en optimisant les retombées socioéconomiques pour les résidents du Yukon » a déclaré le ministre Strahl.
« Le gouvernement du Yukon est heureux de poursuivre sa collaboration avec le gouvernement du Canada, la Première nation de Selkirk, le Conseil Dena de Ross River, la Première nation de Liard et la Ville de Faro, pour assurer une gestion et un assainissement efficaces du complexe minier de Faro », a indiqué le ministre Cathers. « Le nettoyage des sites contaminés comme celui de Faro aura des effets positifs aussi bien sur l’environnement que sur l’économie locale. »
« Il a fallu beaucoup de temps, un travail acharné et une longue planification », a affirmé le chef de la Première nation de Selkirk, Darin Isaac. « Il est temps de passer à l’action et à la mise en œuvre. Nous voulons participer à la prise de décisions, à la planification et à la conception qu’exigent l’assainissement et la protection des terres qui abritent la mine de Faro. Il importe de mettre de l’avant le plan de fermeture et la mise en œuvre, et de proposer dès maintenant des débouchés de formation et d’emploi aux Premières nations et aux résidents du Yukon. »
« En travaillant en partenariat avec tous les niveaux administratifs, nous avons accompli d’importantes réalisations durant le processus de planification de la fermeture », a déclaré le chef Gordon Peter, du Conseil Dena de Ross River. « Nous avons réalisé beaucoup de progrès depuis le début du processus et nous continuerons à collaborer tout au long de la mise en œuvre du plan de fermeture. »
La mise en œuvre du plan de fermeture débutera lorsque les évaluations réglementaires, environnementales et socioéconomiques seront terminées, et que le projet aura reçu une approbation définitive, ce qui pourrait prendre de deux à trois ans.
Fermée en 1998, la mine à ciel ouvert de Faro produisait du plomb et du zinc. Les gouvernements du Canada et du Yukon empruntent une approche concertée à la gestion du projet de Faro, notamment pour planifier la fermeture définitive du site et son assainissement. Le gouvernement du Canada finance les travaux d’assainissement et de fermeture du complexe minier de Faro.
Document d’information : Plan de fermeture de la mine de Faro
Pour plus de renseignements sur le complexe minier de Faro, visiter le site: http://www.faromine.ca/
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Renseignements : | |
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Erin Macpherson |
Carmen Ingram |
Document d’information
Les gouvernements travaillent depuis plus de cinq ans à l’élaboration d’un plan de fermeture de la mine de Faro, une mine à ciel ouvert produisant du plomb et du zinc, qui a été fermée en 1998. Depuis 2003, plus de 100 études et évaluations techniques ont cerné les effets environnementaux potentiels à la mine. Originairement, douze plans de fermeture possible ont été créés à la lumière des études techniques et des réunions tenues avec tous les ordres de gouvernement et les collectivités touchées. À l’issue d’un examen indépendant réalisé par des pairs, les options ont été ramenées à cinq. D’autres discussions, ainsi qu’un examen et une évaluation techniques ont abouti à la recommandation du plan de fermeture actuel.
Le plan portera sur divers éléments relatifs à la santé et à la sécurité des personnes, ainsi qu’à la protection de l’environnement. Il optimisera les retombées socioéconomiques sur les Premières nations touchées et les autres résidents du Yukon, et favorisera une gestion économique des risques à long terme. Le coût global du projet est estimé à 450 millions de dollars. Dans le cadre du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux, le gouvernement du Canada a financé les travaux jusqu’ici réalisés.
Le plan de fermeture recommandé repose sur la stabilisation. Comme le mot l’indique, cette approche consistera à consolider les barrages pour veiller à ce que les résidus ne se répandent pas à la suite d’une catastrophe naturelle, telle qu’un séisme ou une inondation. De plus, tous les déchets de roche seront nivelés de nouveau afin d’accroître la stabilité à long terme, et des recouvrements organisés du sol seront installés sur près de 320 millions de tonnes de résidus et de déchets de roche. Le plan prévoit en outre des réseaux ultramodernes de collecte et de traitement des eaux contaminées.
Les recouvrements organisés du sol sont composés de matériaux naturels (sol et gravier). Ils sont conçus de façon à minimiser l’infiltration des eaux de pluie et de fonte dans les résidus et les déchets de roche. Ils réduisent la production des contaminants et leur déversement dans le milieu aquatique, où ils peuvent causer des dommages aux poissons et aux autres organismes aquatiques. Par ailleurs, les recouvrements de sol évitent aux humains et à la faune d’entrer en contact avec des matériaux contaminés, et ils freinent également le balayage de ces matériaux par le vent et l’eau. Un sol fertile non compacté à la surface permet la végétalisation, tant pour augmenter le rendement que pour améliorer l’habitat des oiseaux et d’autres animaux. Avant de les recouvrir, les résidus et les déchets de roche seront redistribués pour mieux reproduire le paysage naturel.
Une fois le projet approuvé et les permis délivrés par les organismes de réglementation, l’étape majeure de la construction devrait prendre environ 15 ans. Un des principaux objectifs de ce projet consiste à proposer des occasions d’emploi et d’affaires aux Premières nations du Yukon touchées et aux résidents du Yukon. L’étape de la construction sera suivie d’une période d’adaptation d’environ 20 à 25 ans, au cours de laquelle les divers éléments sur place – recouvrements du sol, structures, systèmes de collecte et de traitement, etc. – seront mis à l’épreuve, surveillés et améliorés, au besoin.