Gouvernement du Yukon

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Pour diffusion immédiate     numéro 05-285
Le 31 octobre 2005

Les premiers ministres et le gouverneur s'entendent sur la planification du gazoduc

Vancouver – Trois premiers ministres de l’Ouest canadien et le gouverneur de l’Alaska se sont entendus pour charger leurs ministres de l’énergie de mettre au point un plan d’action stratégique en vue de préparer et de faciliter l’aménagement du gazoduc de la route de l’Alaska.

Le premier ministre de l’Alberta, Ralph Klein, le premier ministre de la Colombie-Britannique, Gordon Campbell, le premier ministre du Yukon, Dennis Fentie, et le gouverneur de l’Alaska, Frank Murkowski, se sont mis d’accord aujourd’hui pour dire que l’aménagement du gazoduc de la route de l’Alaska était critique pour la prospérité et la stabilité de l’approvisionnement du Canada et des États-Unis.

Les quatre hommes ont déclaré qu’il fallait que les producteurs du Versant nord et les exploitants de pipelines canadiens négocient de bonne foi pour que le projet se réalise le plus rapidement possible.

« Je suis très heureux que mes collèges et moi-même soyons en mesure de collaborer pour assurer le succès du projet », a déclaré M. Fentie, qui a présidé la rencontre. « La construction d’un gazoduc le long de la route de l’Alaska donnerait lieu à des avantages considérables pour les quatre collectivités publiques, tant à l’étape de la construction que de l’exploitation du gazoduc. »

« Au total, le quart du pipeline se trouvera en Colombie-Britannique. C’est pourquoi il est essentiel que la Colombie-Britannique s’assure que les intérêts réglementaires et économiques, de même que les intérêts des premières nations de notre province soient représentés tout au long de la planification du projet », a déclaré M. Campbell. « C’est en travaillant ensemble avec nos partenaires provinciaux, territoriaux et des États-Unis à la planification stratégique que nous avons l’occasion de coordonner les autorisations réglementaires avec le gouvernement fédéral de la manière la plus constructive et efficace possible. »

« L’Alberta appuie ce projet visant à acheminer le gaz naturel de l’Alaska et des Territoires du Nord-Ouest vers les marchés du Canada et des États-Unis », a poursuivi M. Klein. « Nous devons travailler ensemble pour assurer la mise en oeuvre rapide et efficace de ces pipelines, et nous croyons que le centre de distribution de l’Alberta offre les moyens les plus économiques de distribuer le gaz naturel sur les marchés. »

« La meilleure manière d’éviter les retards au Canada consiste à régler les questions autochtones, de même que celles d’ordre réglementaire et d’exploitation avec les propriétaires de gazoduc du Canada », a déclaré M. Murkowski. « La rencontre d’aujourd’hui s’inscrit dans le cadre de nos efforts visant à coordonner la mise en oeuvre rapide du projet au Canada. »

La collaboration des quatre chefs pour la promotion du projet aura des effets bénéfiques considérables, a déclaré M. Fentie. Les efforts de concertation montrent bien que les quatre collectivités publiques ont l’intention de s’engager et de travailler ensemble pour l’avancement du projet et pour éviter tout retard.

Les premiers ministres et le gouverneur ont également pressé le gouvernement des États-Unis de trouver une solution de rechange à son projet d’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental, en vertu duquel tous les voyageurs qui traverseront la frontière Canada-États-Unis devront présenter un passeport à
compter du 31 décembre 2007.

Ils ont noté, dans une lettre conjointe envoyée au secrétaire responsable de la sécurité du territoire étatsunien, Michael Chertoff, et à la secrétaire d’État Condoleezza Rice, que bien qu’il faille assurer la sécurité des citoyens de part et d’autre de la frontière, l’obligation de présenter un passeport pourrait avoir des effets négatifs sur le tourisme, les relations économiques et le commerce transfrontalier.

Cette mesure aura des effets négatifs importants sur les habitudes commerciales entre les deux pays et sur la libre circulation des citoyens ordinaires, ont-ils
ajouté.

Environ 16 millions de Canadiens se rendent aux États-Unis chaque année, et 14,2 millions d’États-Uniens font le trajet en sens inverse. Quelque 300 000 personnes traversent la frontière Canada-États-Unis chaque jour. On estime que l’obligation de présenter son passeport à la frontière pourrait coûter environ 2 milliards de dollars par année en revenu pour le Canada. En moyenne, des biens dont la valeur totalise 1,1 milliard de dollars franchissent la frontière chaque jour.

Les chefs ont également discuté brièvement d’un lien ferroviaire entre l’Alaska et le Canada.

-30-

p.j. : Lettre au sujet de l’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental

Renseignements :
Peter Carr
Conseiller en communications
Conseil des ministres
(867) 667-8688
peter.carr@gov.yk.ca
Mike Morton
Attaché de presse
Bureau du premier ministre de la Colombie-Britannique
Tél. : (250) 213-8218

Lettre au sujet de l’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental

Michael Chertoff
Secrétaire de la sécurité interne (Homeland Security)
Département de la sécurité interne des États-Unis
Washington (D.C.) 20528

Condoleezza Rice
Secrétaire d’État
Département du secrétariat d’État des États-Unis
2201 C Street NW
Washington (D.C.) 20520

Madame,
Monsieur,

La présente a pour but de vous exprimer nos inquiétudes au sujet des nouvelles exigences à l’égard de la présentation du passeport ou de documents similaires pour les Canadiens qui souhaitent se rendre aux États-Unis, en vertu de l’Initiative relative aux voyages dans l’hémisphère occidental.

Nous appuyons fortement le but visant à renforcer la sécurité en Amérique du Nord et nous avons appuyé les efforts de coopération entre les gouvernements des États-Unis et du Canada à cette fin.

Nos économies dépendent d’une frontière ouverte et sécuritaire entre le Canada et les États-Unis. Vos départements proposent d’exiger la présentation du passeport ou de tout autre document pertinent pour l’entrée aux États-Unis à compter du 31 décembre 2006. Il est important de s’assurer que ces exigences
n’auront pas pour effet d’aggraver le problème de congestion aux postes frontaliers, ce qui pourrait avoir des conséquences néfastes sur nos économies nationales et régionales, tout particulièrement pour ce qui est des secteurs du tourisme, du transport lourd, des voyages d’affaires et de formation et du commerce en général.
Nous nous inquiétons tout particulièrement des retombées involontaires que ces mesures pourraient avoir sur les régions éloignées et sur les agglomérations frontalières, où les gens circulent régulièrement d’un pays à l’autre pour y faire des achats, voir des professionnels de la santé, aller à l’école ou rendre visite à des
parents et amis, et où les citoyens autochtones n’ont jusqu’à présent pas été assujettis à l’exigence de présenter un passeport. Pour beaucoup, le montant à débourser pour procurer un passeport ou des documents similaires, qui pourraient coûter tout aussi cher, à tous les membres d’une même famille serait tout
simplement prohibitif et pourrait nuire considérablement aux activités transfrontalières habituelles.


Si le passeport devenait obligatoire, cela aurait un effet négatif sur les voyages d’affaires, effet qui toucherait beaucoup plus que les secteurs du tourisme et du transport, et qui pourrait toucher les secteurs en émergence des services informatiques, techniques, de gestion, d’information et d’ingénierie.

La validité des documents de sécurité comme les passeports repose finalement sur celle des documents primaires comme les actes de naissance. Il faut redoubler d’effort pour améliorer ces documents dans les deux pays. Nous devrions également collaborer afin de contrôler la qualité des documents de sécurité proposés, afin de régler les questions de mise en oeuvre technique et de tirer des leçons de ces projets-pilotes avant de procéder à une mise en oeuvre générale de cette initiative tout au long de la frontière canado-états-unienne. Cela permettrait aux deux pays d’avoir plus de temps pour aider les voyageurs, les gens d’affaires et
les douaniers à s’ajuster à cette nouvelle réalité.

Nous vous prions d’agréer, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments les meilleurs.

Frank Murkowski
Gouverneur de l’Alaska

Ralph Klein
Premier ministre de l’Alberta

Gordon Campbell
Premier ministre de la ColombieBritannique

Dennis Fentie
Premier ministre du Yukon

c.c. :
Pierre Pettigrew, ministre des Affaires étrangères
David Wilkins, ambassadeur des États-Unis
au Canada
Frank McKenna, ambassadeur du Canada aux États-Unis
Mike Huckabee, gouverneur de l’Arkansas et président de l’Association nationale des gouverneurs
Janet Napolitano, gouverneure de l’Arizona et présidente de l’Association des gouverneurs de l’Ouest
Bureau de la douane et de la protection de la frontière, Bureau des règles et règlements (États-Unis)