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Pour diffusion immédiate     numéro 05-164
Le 17 juin 2005

MM. Fentie et Murkowski se rendent à Washington pour promouvoir le gazoduc du Nord et le projet de liaison ferroviaire

WHITEHORSE – Le premier ministre du Yukon, M. Dennis Fentie, et le gouverneur de l’Alaska, M. Frank Murkowski, se rendront à Washington la semaine prochaine afin de participer à une série de rencontres avec des décideurs de premier plan et d’assurer ainsi un suivi aux réunions conjointes tenues à Ottawa plus tôt cette année.

Les deux principaux sujets abordés seront le projet du gazoduc de la route de l’Alaska et la ligne ferroviaire proposée qui relierait l’Alaska et le Yukon au sud du Canada et des États-Unis.

« Le travail accompli en partenariat avec le gouverneur Murkowski à Washington jouera un très grand rôle dans la mise au point et l’avancement de ces deux projets », a affirmé M. Fentie.

« Ces rencontres de premier plan avec des décideurs clés du gouvernement des États-Unis nous aideront à aller de l’avant et à franchir une étape de plus dans l’engagement que nous avons pris envers les Yukonnais de développer une économie saine et diversifiée qui favorisera la création d’emplois locaux et la participation des collectivités. »

MM. Fentie et Murkowski rencontreront les personnes suivantes :

  • Frank McKenna, ambassadeur du Canada;
  • Norman Mineta, secrétaire américain aux Transports;
  • Samuel Bodman, secrétaire américain du Trésor;
  • Lynn Scarlett, sous-secrétaire aux Politiques du département américain de l'Intérieur;
  • Lisa Murkowski, sénatrice de l’Alaska;
  • Don Young, membre du Congrès de l’Alaska;
  • Pat Wood, président de la Federal Energy Regulatory Commission.

Ils ont en outre prévu plusieurs réunions avec des producteurs de gaz de l’Alaska.

« Cette collaboration transfrontalière nous permet de mieux veiller à ce que les Yukonnais et les Alaskiens, ainsi que les autres Canadiens et Américains, puissent profiter des possibilités et des retombées générées par ces projets », a ajouté M. Fentie.

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Renseignements :
Andrea Buckley
Directrice des communications
Gouvernement du Yukon
Cell. : (867) 333-1561

Peter Carr
Conseiller en communications
Conseil des ministres, gouvernement du Yukon
(867) 667-8688

Fiche d’information : le projet de gazoduc de la route de l’Alaska (PGRA)

Pour obtenir de plus amples renseignements, visitez le site http://www.emr.gov.yk.ca/pipeline/

Le gazoduc de la route de l’Alaska partirait de Prudhoe Bay, en Alaska, suivrait un tracé parallèle au pipeline Trans-Alaska jusqu’à Fairbanks, puis longerait la route de l’Alaska à travers le Yukon et le nord-est de la Colombie-Britannique et continuerait en Alberta. Le gazoduc de la route de l’Alaska transporterait le gaz naturel jusqu’aux marchés du Sud.

  • Environ 830 km, ou 30 %, du tracé se trouvent au Yukon.
  • Le diamètre du gazoduc ferait entre 42 et 52 pouces.
  • Le gazoduc pourrait transporter entre 2,5 et 5,6 milliards de pieds cubes de gaz naturel par jour.

On prévoit que la construction et l’exploitation du gazoduc pourraient générer jusqu’à 375 000 années-personnes d’emploi au Yukon et au Canada sur une période de 24 ans, et injecter des milliards de dollars dans les économies yukonnaise et canadienne.

Actuellement, deux propositions ont été déposées pour la portion canadienne du PGRA.

  • TransCanada Pipelines Ltd. a déposé une proposition en vertu de la Loi sur le pipe-line du Nord.
  • Un groupe de producteurs du versant Nord a proposé un projet qui serait régi selon le processus habituel de l’Office
    national de l’énergie.

AVANTAGES

  • Le gazoduc de la route de l’Alaska nous aiderait à assurer que les réserves gazières du Yukon ne seront pas laissées en plan. Le Yukon compte huit bassins sédimentaires et la possibilité d’ajouter le gaz naturel du Yukon au gazoduc favoriserait le développement économique dans le territoire.
  • Le Yukon pourrait fournir du gaz naturel aux secteurs résidentiel, commercial et industriel, favorisant ainsi le développement économique du Nord.
  • À long terme, le Yukon verrait une augmentation de 1 000 à 2 000 emplois par année.
  • Parce qu’il faudra des travailleurs spécialisés pour réaliser le projet, le Yukon pourra profiter des possibilités d’éducation et de formation dans les métiers liés au projet.
  • Le projet créera de nouvelles perspectives commerciales dans les secteurs de la construction, du transport, de la fabrication, des communications et des services publics, des services commerciaux, de l’hébergement et de l’alimentation, et d’autres industries des services.
  • Le PIB, ou produit intérieur brut, du Yukon augmenterait en moyenne de 30 % au cours de la période de construction et d’exploitation.

DÉFIS

  • Certitude en matière de réglementation au Canada. Le gouvernement du Yukon collabore avec l’industrie, les premières nations et le gouvernement fédéral en vue de régler cette question.
  • État de préparation du Yukon. Le Yukon veille à ce que toutes les parties, y compris les premières nations,
    possèdent les ressources nécessaires pour participer activement à l’aménagement du gazoduc dans le Nord.

Carte du tracé proposé pour le gazoduc de la route de l’Alaska

Veuillez communiquer avec Anthony DeLorenzo, au ministère du Conseil exécutif du Yukon (anthony.delorenzo@gov.yk.ca, (867) 667-5339) si vous désirez obtenir une version électronique de cette carte.

Fiche d’information : Liaison ferroviaire Alaska-Canada

Au début de 2002, le président des États-Unis signait le projet de loi intitulé Rails to Resources. Ce projet de loi autorise la participation des États-Unis à un organisme conjoint É.-U.–Canada chargé d’effectuer une étude de faisabilité relative à la construction d’une liaison ferroviaire entre l’Alaska et le nord de la Colombie-Britannique via le Yukon. Le Congrès a réservé une somme de 6 millions de dollars US à cette fin et le département d'État américain a adressé une lettre officielle au Canada lui demandant de participer à l’étude.

À ce jour, le gouvernement du Canada n’a pas encore donné suite à la demande du gouvernement américain, qui a reçu toutefois le soutien actif des gouvernements provincial et territorial concernés. Le gouvernement du Yukon continue à encourager le Canada à répondre à cette invitation et à aller de l’avant pour effectuer cette étude de faisabilité bilatérale du projet de liaison ferroviaire Alaska-Canada.

Selon le point de vue du Yukon, nous sommes persuadés que les conclusions qui seront dégagées par l’étude mettront en évidence une vaste gamme d’avantages pour le Canada. Notre analyse préliminaire indique un nombre de retombées positives possibles si le projet de liaison ferroviaire se concrétise, notamment :

  • Cela permettra une plus grande diversification économique dans le Nord et donnera un élan aux industries clés, telles que les industries du pétrole, du gaz, des mines et du tourisme.
  • La liaison ferroviaire favorisera le développement des ressources naturelles, en fournissant un moyen de transport clé pour les riches ressources du Yukon et de l’Alaska, tant celles connues que celles encore inexplorées.
  • Représentant un tronçon d’un grand corridor de transport, la liaison ferroviaire créera une synergie avec les autres grands projets, notamment le projet du gazoduc de la route de l’Alaska et l’amélioration de l’infrastructure des télécommunications.
  • Elle permettra la tenue d’échanges commerciaux accrus en Amérique du Nord et avec un groupe extrêmement important de partenaires commerciaux de l'autre côté du Pacifique.
  • Elle réduira les coûts de transport et les problèmes continus et importants liés à la congestion du réseau de transport nord-américain.

La participation à l’étude conjointe É.-U.–Canada présente maints avantages :

  1. Elle permettra aux gouvernements d’effectuer la recherche nécessaire pour évaluer la pertinence d’un lien ferroviaire sans les engager au-delà de la réalisation de l’étude.
  2. Elle permettra d’engager un dialogue sans équivoque concernant une vision pour le Nord et les possibilités qui découleraient d’un corridor de transport entre l’Alaska, le Yukon et le réseau de transport continental nord-américain.
  3. Elle mettra en évidence la coopération avec les États-Unis concernant une question d’importance pour eux, tant sur le plan du commerce que de la sécurité.