Gouvernement du Yukon


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Le 27 juin 2017

Cas de coqueluche confirmés à Whitehorse

Le médecin hygiéniste du Yukon, le Dr Brendan Hanley, avise la population du territoire qu’une nouvelle éclosion de coqueluche (Bordetella pertussis) est en cours au Yukon. Cet avertissement est émis à la suite de l’apparition de plusieurs cas de maladie confirmés à Whitehorse.

Les Yukonnais sont invités à vérifier si leurs vaccins sont bien à jour. Les femmes enceintes qui en sont au troisième trimestre de leur grossesse devraient se faire vacciner contre la maladie.

Tout comme lors des éclosions précédentes, on s’attend à ce que la coqueluche se propage sur l’ensemble du territoire. Les parents et les parents-substituts doivent être à l’affût des signes et des symptômes de la coqueluche chez leurs enfants et s’assurer que leur dossier de vaccination est à jour.

Les parents et les patients qui désirent obtenir de plus amples renseignements sur la maladie peuvent composer le 811 (ligne Info-santé), consulter leur médecin de famille ou visiter le Centre de santé de Whitehorse ou celui de leur localité. Les personnes qui pensent avoir été en contact avec la coqueluche devraient communiquer avec leur fournisseur de soins de santé. Celles qui croient avoir contracté la maladie doivent se rendre à l’urgence des hôpitaux de Whitehorse, de Dawson ou de Watson Lake ou, pour les résidents des milieux ruraux, au centre de santé le plus près de chez eux. Avant d’aller dans une clinique, les personnes qui éprouvent des symptômes de la coqueluche (comme la toux) sont invitées à téléphoner à l’avance afin de les prévenir de leur arrivée.

En bref

Dans le but de prévenir la transmission de la coqueluche et de protéger les nourrissons et les bébés qui sont le plus à risque de souffrir de complications associées à cette maladie, le programme de vaccination du Yukon recommande de prendre les mesures suivantes :

  • Les femmes qui sont actuellement enceintes devraient recevoir un vaccin contre la coqueluche, et ce, même si elles en ont déjà reçu un avant le début de leur grossesse ou au cours d’une grossesse précédente. Le dcaT (vaccin contre la coqueluche combiné au vaccin contre le tétanos et la diphtérie) ne présente aucun danger pour les femmes enceintes. S’il est administré au cours du troisième trimestre de la grossesse, ce vaccin peut également offrir une protection contre la coqueluche au nouveau-né. Les nourrissons sont le plus à risque de souffrir de complications associées à cette maladie. Les nouvelles mères qui n’ont pas été vaccinées durant la grossesse devraient recevoir un vaccin aussi tôt que possible afin de protéger leur enfant.
  • On recommande l’administration d’une dose du vaccin contre la coqueluche (dcaT) à tous les adultes – cette précaution est encore plus importante pour ceux qui vivent sous le même toit qu’une femme enceinte ou un jeune enfant.
  • Les personnes qui travaillent dans le milieu de la santé ou en garderie, les enseignants ainsi que le personnel et les bénévoles qui côtoient de jeunes enfants doivent aussi veiller à ce que leur vaccination soit à jour. Tout le monde devrait normalement avoir reçu une dose du vaccin contre la coqueluche à l’âge adulte.
  • Le fait d’avoir contracté la coqueluche par le passé, même récemment, ne constitue pas une protection contre une nouvelle infection. Les personnes qui ont déjà eu la coqueluche doivent donc tout de même veiller à ce que leur vaccination soit à jour.

Complément d’information sur la coqueluche :

  • La coqueluche est une infection très contagieuse des voies respiratoires. Elle est causée par une bactérie qui se développe dans la bouche, le nez et la gorge de la personne infectée. La maladie se transmet lorsque, en toussant ou en éternuant, la personne malade expulse les microbes dans l’air ambiant où ces derniers peuvent être absorbés en respirant. Lorsqu’une personne exposée est infectée, les symptômes de la coqueluche apparaissent au bout d’environ sept à dix jours.
  • Les premiers symptômes sont comparables à ceux du rhume (éternuements, écoulement nasal, faible fièvre et toux légère), mais après une semaine ou deux, la toux s’aggrave jusqu’à ce que la personne infectée soit prise de longues quintes de toux se terminant par une inspiration sifflante et rauque. La toux peut être suffisamment violente pour causer la suffocation et des vomissements. Il y a aussi parfois expectoration de mucus épais et clair. La toux peut persister jusqu’à un mois ou deux, et elle survient surtout la nuit.

Pour en savoir plus : Programme yukonnais de vaccination contre la coqueluche (en anglais)

Renseignements :

Brendan Hanley
Médecin hygiéniste en chef du Yukon
867-456-6136
brendan.hanley@gov.yk.ca

Patricia Living
Communications
Santé et Affaires sociales
867-667-3673
patricia.living@gov.yk.ca

Communiqué numéro 17-140